Publié le : 01 avril 20215 mins de lecture

L’échafaudage est le plus important des travaux provisoires et sert à effectuer en toute sécurité les travaux en hauteur. L’un des plus grands dangers sur le chantier est le risque de chute de hauteur. Outre les travaux de construction et de rénovation, il est également utilisé pour la restauration ou la sécurité des bâtiments dangereux. C’est pourquoi tout professionnel du bâtiment, avant de commencer un chantier, doit bien évaluer le type d’échafaudage à mettre en place, en fonction des caractéristiques de l’intervention et du lieu où il va intervenir. D’autre part, avec l’entrée en vigueur de la loi consolidée sur la sécurité, de nombreuses responsabilités ont été attribuées directement au concepteur en ce qui concerne la sécurité des opérateurs et en plus de la tâche de travailler en étroite collaboration avec le coordinateur de la sécurité.

Les éléments constitutifs d’un échafaudage

Traditionnellement, les échafaudages étaient en bois, mais aujourd’hui ils sont presque toujours en acier, avec des structures préfabriquées ou avec des structures réticulaires en tubes et en joints.

Les principaux éléments constitutifs d’un échafaudage sont

Chaque fournisseur d’échafaudages est équipé d’un livret d’autorisation ministérielle, dans lequel vous pouvez trouver, entre autres, des instructions pour la fabrication de pièces spéciales, telles que des étagères ou des allées.

Calculs structurels pour les échafaudages

Mais un échafaudage est un véritable travail d’ingénierie et, en particulier, lorsqu’il dépasse 20 mètres de hauteur et ne reflète pas la configuration standard prévue par les schémas du livret ministériel, il nécessite la conception statique d’un professionnel qualifié en calcul de structures, par exemple un ingénieur.

En particulier, les calculs structurels devraient couvrir les aspects suivants :

Le Pi.M.U.S. (Plan d’assemblage d’utilisation et de démontage)

Pour la construction d’échafaudages particulièrement complexes, il faut établir un document appelé Pi.M.U.S. (Plan de montage d’utilisation et de démontage), dans lequel doivent être consignées toutes les opérations à effectuer, de l’arrivée de l’échafaudage sur le chantier à son démontage et à son retrait du site.

En effet, il peut arriver que l’échafaudage soit fourni par une entreprise, monté par une autre, utilisé par les entreprises présentes sur le site et enfin démonté et retiré d’autres entreprises.

Avec le Pi.M.U.S., chacune des entreprises concernées peut avoir connaissance de la dernière configuration de l’échafaudage et procéder correctement à la tâche qui lui est assignée.

Le montage et le démontage du travail temporaire doivent être effectués sous la direction d’un superviseur et avec l’utilisation d’équipements de protection individuelle et collective appropriés.

Aux nombreux risques déjà présents sur le chantier, notamment pour les travaux effectués en hauteur, s’ajoute la difficulté de comprendre la langue en raison de la présence fréquente de travailleurs étrangers.

Dispositifs de détection d’intrusion sur les échafaudages

Si l’on parle de sécurité, la présence d’un échafaudage sur la façade d’un bâtiment peut également constituer un élément de vulnérabilité pour celui-ci. En fait, il arrive souvent que des criminels utilisent des échafaudages pour s’introduire dans des maisons et commettre des vols.

C’est pourquoi il est fréquent, bien que non obligatoire, d’équiper les échafaudages de dispositifs anti-intrusion appropriés, souvent disponibles à la location. Il s’agit d’un type de système antivol capable de protéger à la fois le bâtiment et les équipements de valeur qui peuvent être présents sur le site. Ces dispositifs doivent être adaptés aux conditions changeantes d’une réalité comme le chantier et donc particulièrement adaptés pour surmonter des problèmes tels que la génération de fausses alarmes.